15 décembre 2025
Les nouveaux défis
Quelle est la compétence comportementale (soft skill) la plus demande actuellement dans les entreprises ? C’est sans aucun doute l’adaptabilité au travail !
Qu’est-ce que l’adaptabilité au travail ? C’est la capacité à réagir positivement et rapidement au changement. Or comme les changements sont profonds, partout dans le monde du travail actuellement, c’est sûrement est l’une des compétences clés recherchées par les employeurs… et les chasseurs de têtes.
Pénurie de main-d’œuvre, arrivée de la génération Z, retards et imprévus dans la chaîne d’approvisionnement, organisation du travail à distance, les cadres intermédiaires et supérieurs en poste font face à de nombreux défis au quotidien.
En ces temps post pandémiques, les chasseurs de têtes et les entreprises sont à la recherche de candidats-cadres qui peuvent démontrer comment ils seront capables de faire face à ces défis grâce à leur « boîte à outils personnelle » de soft skills, leurs compétences comportementales.
Rappelons-le, le travail qu’effectue un cadre dans une entreprise ne repose pas seulement sur des compétences techniques ou académiques. Il s’agit souvent d’orchestrer les différentes composantes de l’organisation dans un projet où beaucoup de personnes sont engagées. Ce savoir-être est plus que jamais un facteur déterminant dans le recrutement des cadres par les chasseurs de têtes.
Il existe une sorte de palmarès informel des compétences comportementales. En fonction d’un contexte d’affaires particulier, certaines soft skills se hissent aux premiers rangs pour un moment, voire pour longtemps. D’autres sont des classiques indémodables. Prenons un exemple.
La génération Z
L’arrivée de la génération Z (les moins de 25 ans en 2022) change la donne dans les entreprises. Les plus jeunes générations qui accèdent au marché du travail n’ont pas les mêmes valeurs que leurs prédécesseurs. Faire preuve de souplesse et d’adaptabilité dans leur cas n’est plus une option, au risque d’aggraver le roulement du personnel.
Stéphane Renaud, professeur à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal, explique comment Les jeunes générations changent le visage du marché du travail dans un article publié dans le journal de l’Université de Montréal.
Depuis une vingtaine d’années, Stéphane Renaud et son équipe s’intéressent aux effets de la rémunération tangible – le salaire – et de la rémunération intangible – les conditions de travail – sur le roulement volontaire du personnel dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Il croit cependant que ses observations sont transférables à d’autres domaines.
« La main-d’œuvre actuelle est plus scolarisée, qualifiée et experte que jamais. Elle a moins besoin d’un superviseur », résume le professeur.
Si vous êtes un cadre intermédiaire ou supérieur issu de la génération X ou Y (c’est-à-dire que vous avez entre 40 et 55 ans), vous reconnaissez vos plus jeunes employés. Dans leur cas, la souplesse n’est plus une option.
Le palmarès des soft skills
Voici une liste de compétences comportementales que l’on retrouve à des degrés divers chez les cadres. Actuellement, la priorité est donnée aux compétences qui permettent de faciliter le changement (dont l’intégration la plus harmonieuse possible des plus jeunes employés de la génération Z) :
- Faire preuve de souplesse et d’adaptabilité (très en demande!)
- Faire preuve d’autonomie et de créativité (oui, bien sûr…)
- Avoir l’esprit d’équipe et savoir communiquer (un must!)
- Prendre des initiatives (oui… bien sûr)
- Démontrer de l’empathie et de l’écoute (plus que jamais!)
- Avoir le sens de l’organisation (c’est essentiel!)
- Être fiable et savoir inspirer confiance (évidemment!)
- Démontrer de la rigueur et avoir l’esprit critique (oui, mais avec souplesse…)
- Savoir gérer son stress (c’est préférable!)
- Être à l’aise avec la technologie (jusqu’à un certain point…)
Par exemple, avant la crise sanitaire, il pouvait être mal interprété de préférer la souplesse à la rigueur, au risque de passer pour « quelqu’un qui manque de leadership ». Mais aujourd’hui, valoriser l’écoute, savoir déléguer, faire confiance et inspirer sont davantage des compétences recherchées.
Quel type de cadre êtes-vous?
C’est un peu ce que tous chasseurs de têtes se demandent quand ils rencontrent un candidat-cadre. Aujourd’hui, votre valeur en tant que cadre dans une entreprise se résume souvent moins à vos compétences techniques qu’à vos compétences comportementales.
Les cadres de demain devront posséder de grandes aptitudes relationnelles, une attitude positive au changement, bref une grande adaptabilité, ce qui fera en sorte de favoriser la bonne entente auprès du personnel, des clients et des fournisseurs.
Un candidat qui fait la démonstration claire de la valeur de ses compétences comportementales en entrevue d’embauche part avec une longueur d’avance pour le poste de cadre qui l’intéresse tant.
Développer ses soft skills
Vous avez tout intérêt à développer vos compétences comportementales, surtout celles qui sont dans la sphère de « l’adaptabilité ».
Pour ce faire, il est primordial de prendre pleinement conscience de vos forces et de vos faiblesses. C’est l’indémodable « Connais-toi toi-même ». Une meilleure connaissance de vos limites est un véritable atout pour avancer sereinement et expérimenter.
Et rappelez-vous : l’erreur est humaine.
Encore une fois, ce n’est pas tant vos nombreuses réalisations qui intéressent le chasseur de têtes que comment vous avez réussi à vaincre les obstacles. Qu’avez-vous appris? Quelles erreurs vous ont permis de progresser? Comment avez-vous réagi devant telle situation?
Faites équipe avec un chasseur de têtes
L’adaptabilité, c’est cette capacité d’adaptation au travail qui repose sur la souplesse et la bienveillance dans les échanges humains. C’est votre clé vers le succès et il est important de la mettre en valeur dans votre prochaine entrevue d’embauche avec un chasseur de têtes.
N’hésitez pas à communiquer avec nous pour nous faire connaitre vos réalisations à la lumière de votre capacité d’adaptation au travail.